mercredi 14 avril 2021

Jean de La Fontaine Fable

 


Jean de La Fontaine 

Fable




LA BESACE 

Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire
S'en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur.
Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,
            Il peut le déclarer sans peur :
            Je mettrai remède à la chose.
Venez, Singe ; parlez le premier, et pour cause.
Voyez ces animaux, faites comparaison
            De leurs beautés avec les vôtres :
Êtes-vous satisfait ? Moi ? dit-il, pourquoi non ?
N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres ?
Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché ;
Mais pour mon frère l'Ours, on ne l'a qu'ébauché :
Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre.
L'Ours venant là-dessus, on crut qu'il s'allait plaindre.
Tant s'en faut : de sa forme il se loua très fort ;
Glosa  sur l' Éléphant, dit qu'on pourrait encor
Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ;
Que c'était une masse informe et sans beauté.
            L' Éléphant étant écouté,
Tout sage qu'il était, dit des choses pareilles :
            Il jugea qu'à son appétit 
            Dame Baleine était trop grosse.
Dame Fourmi trouva le Ciron  trop petit,
            Se croyant, pour elle, un colosse.
Jupin  les renvoya s'étant censurés tous,
Du reste , contents d'eux ; mais parmi les plus fous
Notre espèce excella ; car tout ce que  nous sommes,
Lynx  envers nos pareils, et taupes  envers nous,
Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes
On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain.
            Le Fabricateur souverain
Nous créa Besaciers  tous de même manière,
Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui
Il fit pour nos défauts la poche de derrière,
Et celle de devant pour les défauts d'autrui.

Extraits de Brèves de comptoir

                               Mémoires de comptoir

Extraits de Brèves de comptoir …
Poésies de zinc
Mémoires de comptoir
Le dernier pour la route.

Mon rêve familier

 

Mon rêve familier



Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine

La Perle du jour.

 La Perle du jour.




Des perles de l'administration mais pas que, trouvées çà et là.
Perle des allocations familiales.

Nous vous devons plus rien sauf l' ensemble des sommes dues.

ET VOUS TROUVEZ CELA DROLE ?

 

ET VOUS TROUVEZ CELA DROLE ?

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P Geluck


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